29 mai 2008

Sans sommeil

La nuit. Parfois je l'aime et la désire. Parfois je la hais et la crains. Tout dépend de l'état dans lequel je suis. Double implication.

Je vais bien – plutôt faudrait-il dire je ne vais pas trop mal – et je l'aime. Elle me permet d'avancer. Le sommeil du commun laisse libre champ à mes pensées. Le choix est mien. Profonde réflexion, contemplation, vomissements de l'âme... J'en sors apaisée, un peu étourdie certes, mais surtout grandie.

Je vais mal et je la hais. Harcelée de pensées néfastes, ressassant chaque moment difficile, le tourment me prend. Pas de refuge possible dans le sommeil, il est chassé par tous ces parasites mentaux. Surviennent alors angoisses, peurs, questions toujours plus pernicieuses, désespoir. Avec un peu de chance, la pression se relâche par le biais des larmes. Le plus souvent, je finis aussi terne et blafarde que la lumière des réverbères. Occasionnellement, la nuit ennemie serait supportable. Mais elle n'est jamais seule. Trois, quatre de ces nuits cauchemardesques ; insomnies chroniques qui me laissent épuisée. Âme et corps à bout n'aspirent plus qu'au repos. Bientôt aspirés dans un gouffre sans fin, ils trouvent quelques heures de répit au pays du sommeil sans rêve.

La nuit. Aussi duelle que mon esprit. Aussi terrifiante que mon âme. Aussi bienfaisante que des bras amis. Pour moi, jamais neutre. Rapport tout aussi particulier avec la nuit qu'avec la vie.

Posté par asaliah37 à 21:16 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Sans sommeil

    elle est pas belle, la nuit?

    beloved one
    never mind the nite!
    nitemares r good they express ur deep fears n hopes
    let it b, it s only dreams, dreams, dreams...
    it s frightening but good for health!
    write to me when u feel to!
    bye bye n kisses from deep hearth

    Posté par no one, nowhere, 29 mai 2008 à 21:46 | | Répondre
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